Championnat de France 2012, Acquigny   Leave a comment


 

Nous nous sommes retrouvés les 9 et 10 juin à Acquigny, charmante petite bourgade à quelques kilomètres au sud de Rouen, pour les championnats de France 2012. Une petite trentaine de compétiteurs, et 75 bateaux environs, dans 6 catégories (mono 1 et 2, hydro 1 et 2, éco, 400).

Nous avons été accueillis par la petite équipe du Flying Fish team (JD, Fred et Patrick), bien épaulés par l’AMNRC. Tout a été fait pour notre bien-être, l’organisation a été sans faille au prix d’un boulot énorme et exténuant. Bravo et merci à tous ceux qui ont payé de leur personne, vous avez donné à tout le monde l’envie de revenir. La preuve que tout était au top, l’ambiance, tellement détendue et sympa qu’on ne se serait jamais cru sur une compète.

Quelques petites photos :

Une vue générale des stands. Rien d’exceptionnel, des barnums “classiques”. En revanche, leur situation était totalement idéale, car ils étaient situés à moins de 10 mètres du plan d’eau, du comptage et de l’estrade de pilotage. Pas de retard dans les départs, à “portée de voix” des haut-parleurs du comptage, bref, une idée à retenir et à ré-appliquer.

Stand_general

L’estrade de pilotage :

La position surélevée permet d’avoir une très bonne vue sur le parcours. La protection contre le soleil normand s’est avérée extrêmement efficace pour protéger les pilotes de la pluie… Rire

Comptage

 

Les courses :

Plus ça va, plus le niveau est élevé. Ca va très vite, le pilotage est de plus en plus propre. L’augmentation des puissances disponibles liée aux capacités sans cesse croissante des lipos fait que les bateaux sont de plus en plus gros. Les monos 1 actuels font grosso modo la taille des monos 2 d’il y a quatre ans…

Ces gros bateaux sont plus stables, donc quelque part plus “faciles” à amener jusqu’à la fin de la manches sans se planter. En revanche, les accus ont toujours un temps de retard (ou alors les coques grandissent plus vite que ce que les accus progressent, au choix), et souffrent beaucoup. Lors d’une manche de mono1 qui s’est déroulée sur un plan d’eau d’huile, mon zippy 5800 tout neuf (c’était sa deuxième décharge) est sorti gonflé…Bon, vu que c’était la meilleure manche de mono 1 que j’ai jamais faite (26 tours, record perso !), je lui pardonne. Rire Il y a un vrai gros problème au niveau des accus, j’y reviendrai un peu plus tard.

Les oscars et les escarres :

Oscar d’or à l’ambiance et à l’accueil qui nous a été réservé, du barbecue du vendredi soir au départ le dimanche soir, ça n’a été que du bonheur.

Oscar d’argent à mes performances : ma meilleure manche jamais réalisée en mono1 (la preuve que si je m’entraînais un peu plus, je pourrais probablement bien piloter…), une quatrième place en hydro 1 avec mon moustique en balsa.

Escarre de bronze à la météo qui, entre le vent omniprésent et la pluie du dimanche après-midi, ne nous a pas gâté.

Escarre d’argent aux concurrents (par chance extrêmement peu nombreux) qui ont “marqué” le week end par leur attitude. L’un (et non des moindres) en quittant la compétition avec fracas après avoir été disqualifié sur une manche pour emploi d’accus ne respectant pas la limite de poids. Les autres pliant bagage en toute discrétion juste avant la remise des prix. Dans un cas comme dans l’autre, je trouve cela extrêmement incorrect, que ce soit vis à vis de l’organisation ou des autres participants.

Escarre d’or à “l’environnement Naviga”. Difficile d’être plus précis dans la formulation. Cela étant, nous nous trouvons en face d’un ensemble de facteurs qui finit par faire que la discipline ne recrute pas, n’arrive pas à éclore. Comment justifier qu’un championnat de France d’une discipline modéliste ne regroupe qu’une petite trentaine de participants ? Par comparaison, à l’époque où je suivais encore les disciplines aéro, il fallait passer par des phases de sélections régionales pour pouvoir, par exemple, participer au CF en électro 7, tellement le nombre de concurrents était important. Je n’ai pas de solution miracle, mais je pense que la réflexion mériterait d’être menée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça n’a pas l’air de motiver grand monde…

Affaire à suivre.

Les accus

 

Ces “chers” accus, nerf de la guerre. Nous somme confrontés à un réel problème à ce niveau. Les bateaux sont de plus en plus gros, et les réglages utilisés en compète, visant à stabiliser les bateaux, leur font consommer encore un peu plus. On a maintenant du mal à finir les manches (de cinq ou six minutes en fonction des catégories) avec moins de 6.000 mAh. Le souci, c’est qu’il y a une limite de poids (280 g en mono et hydro 1, 560 en mono et hydro 2).

On se retrouve donc à courir partout pour trouver les plus gros accus possibles situés en dessous de cette limite. Les plus doués en sourcing sont bien entendu avantagés. A la limite, ça pourrait encore passer, nous sommes suffisamment peu nombreux et l’ambiance est suffisamment bonne pour que nous nous partagions les bon tuyaux. En revanche, on risque de connaître à mon avis  assez rapidement une dérive des plus regrettables. De gros gros accus sous la limite de poids sont par définition extrêmement fragiles. On a vu en Allemagne récemment des pilotes “sponsorisés” utiliser un accu neuf à chaque manche, et pour cause, l’accu en question était flingué à la fin de ladite manche…

Nos petits camarades du Nord ont trouvé récemment que les packs Turnigy Nanotech de 6.600 mAh en hardcase se situaient sous la fameuse limite de poids une fois le hardcase retiré. Avec 6.600 mAh, on a de quoi finir plus que largement les manches avec tout type de bateau. Qui plus est, ce sont des batteries estampillées 65C, ce qui peut laisser espérer qu’elles vieillissent bien (on peut même peut-être rêver de faire toute une saison avec ?).

Las, certains esprits chagrins (qui semblent ou veulent paraître bien informés) soutiennent que Naviga interdit ces accus, pour cause de chimie différente des lipos “classiques”. D’autres disent que Naviga n’a jamais rien dit à ce sujet. Bref, comme d’habitude, on est dans le flou le plus absolu, et radio moquette fait des ravages.

On se situe bien là dans le contexte que je mentionnais au paragraphe précédent, sous le vocable de “environnement Naviga”. Je  me vois bien allant expliquer à quelqu’un que, par prudence, il vaut mieux ne pas utiliser les seuls accus facilement accessibles sur le marché et susceptibles de bien vieillir, quitte à devoir acheter deux ou trois jeux d’accus pour la saison. Je suis certain d’avoir beaucoup de succès, et de recruter énormément de nouveaux concurrents avec ce discours…

On va trouver très probablement également des participants actuels qui vont finir par s’écoeurer du “phénomène accus”, et du budget y afférent, qui risque assez rapidement d’atteindre des proportions élyséennes.

Affaire toujours à suivre…

Publié 13 juin 2012 par pyoffshore dans Sorties

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