Archives de août 2007

400 nantais, le montage, part IV   3 comments


Les premiers ronds dans l’eau ont eu lieu le week end dernier. Pas beaucoup de surprises quand au comportement général de la coque, le comportement est quasi équivalent au prototype, toujours très aérien. La bonne surprise vient de la vitesse, nettement plus importante que celle du proto a priori. Les quelques imperfections de forme que j’avais induites en moulant le proto y sont certainement pour quelque chose, ainsi que le gouvernail et turn fin adaptés au brushless que je lui avait greffé, surdimensionnés pour une motorisation en 400. Il reste à travailler les virages, qui se soldaient dans la config de l’essai par beaucoup de tête à queue. En cause, la lame de gouvernail Graupner, en cochonium massif renforcé merdoflex, beaucoup trop souple, et certainement un peu trop étroite, et l’absence de turn fin.

Gouvernail

Pour remédier à ça, j’ai consacré un peu de temps cette semaine à  la confection d’une nouvelle lame en epoxy 2 mm (récup de circuit imprimé, merci Fred !). Sa profondeur est exactement la même que la lame Graupner, qui semble bien dimensionnée. En revanche, elle est plus large en bas, et plus fine (1.5 mm d’épaisseur au maximum). Une fois les dimensions optimales trouvées, je pense en refaire une en inox 1 mm, pour traquer les derniers pouillièmes de traînée.

TF

Egalement au programme de la semaine, confection d’un support de turn fin, toujours en plaque epoxy de 2 mm, sauvagement epoxyé à travers le tableau arrière, et d’un turn fin, en inox 0.5 mm. La forme de celui-ci a été faite au pifomètre complet. Il est prévu pour ne toucher l’eau que de quelques mm en ligne droite afin de limiter la traînée. Ce n’est certainement que le premier d’une longue série, avant de trouver la taille et la forme optimales.

De nouveaux essais prévus le week en prochain, promis, j’essayerai de faire une vidéo.

Publié 29 août 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

400 Nantais, le montage, part III   3 comments


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Le montage touche à sa fin. Avant de passer à la suite, on va encore faire des trous dans la coque…. Afin que le caisson fonctionne, il faut en effet éviter que l’air ne soit emprisonné dedans, pour qu’il puisse se remplir entièrement d’eau, condition nécessaire à un bon retournement. Il faut donc percer au minimum un ou deux trous, le plus haut possible, dans le redan. Attention, ne vous faites pas avoir, percez bien coté caisson, la coque est à l’envers….j’en connais un qui s’est fait avoir une fois comme ça, et qui a eu l’air bien bête…. Le fonctionnement du caisson en vidéo :

 

Une vue du tableau arrière terminé. Il reste le support de turn fin à positionner, ainsi qu’une lame de gouvernail à refaire (tout ça après les premiers essais sur l’eau).

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On note la superbe décolleuse à papier peint en arrière plan…

En ce moment, il n’y a pas que sur les petits bateaux que c’est le chantier….

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L’intérieur entièrement aménagé. L’accu est maintenu par une bande de velcro collée à la colle contact au fond de la coque d’une part, et par un petit bracelet velcro collé au caisson toujours à la contact d’autre part. Le rôle de ce petit bracelet est d’éviter (expérience vécue) qu’en cas de grosse gamelle, l’accu le vienne percuter et déscotcher le capot, ce qui entraîne rapidement une immersion complète de l’ensemble du bateau et du pilote, obligé de se jeter à l’eau pour aller récupérer son bébé… Le servo est fixé au fond de la coque avec du scotch double face mousse assuré coté servo par une pointe de cyano et coté coque par quelques points d’araldite lente. La tringlerie de direction est assurée par une commande semi flexible d’avion (câble acier, gainé de plastique). Super pratique pour éviter les points durs et les retours au neutre aléatoires. La commande en question est reliée au gouvernail et au servo grâce à des raccords de tringlerie Graupner, hyper pratiques et suffisant pour cette taille de bateau. L’antenne, elle, passe dans le tube alu biseauté que nous avions posé au début de la construction, puis dans un tube d’antenne avec capuchon en caoutchouc (utilisé notamment en voiture Rc, dispo chez tout bon revendeur normalement…). Le tube d’antenne et le tube alu sont solidarisés par un morceau de durite, en force, ce qui assure un raccord solide et étanche.

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Voilà, la bête est prête à faire ses premiers ronds dans l’eau. Les essais très bientôt, dès que j’aurais réussi à me désolidariser de la peinture de ce fichu couloir….

Au fait, la bête, rtr pèse 452 g. Pas si mal, bien que pas exceptionnel, mais les efforts concernant la chasse au poids ont payés, la coque étant assez lourde au départ (120 g avec capot).

Publié 24 août 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

400 Nantais, le montage, part II   Leave a comment


On continue par le morceau de bravoure du montage, la prise d’eau.

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On commence par percer deux trous (gast !) dans la coque, à l’endroit où se situera la prise d’eau.

On découpe ensuite délicatement à la Dremel l’espace entre les deux trous.

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On ajuste la lumière ainsi découpée avec une petite lime (une lime à ongles en carton est idéale), jusqu’à ce que le tube alu (3 intérieur 4 extérieur) passe juste juste. On maintient ensuite le tube en place à l’aide de scotch, et on colle par l’intérieur de la coque. Ici, le collage a été réalisé à l’epoxy lente épaissie au micro ballon, de façon à éviter qu’elle ne coule partout en s’infiltrant entre le tube et la coque. Il n’est pas idiot de masquer le dessous de coque avec du scotch… l’epoxy, une fois sèche, c’est la galère à virer…. 😉

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Une fois la colle sèche, couper le plus à ras possible de la coque l’excédent de tube alu.

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Il n’ a plus qu’à poncer sauvagement le tube jusqu’à affleurement de la coque. Il n’est pas tout à fait idiot de protéger généreusement le fond de coque à l’aide d’adhésif….

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Après quelques minutes de ponçage soigneux, la prise d’eau doit parfaitement affleurer la coque. En passant un doigt dessus,  on ne doit surtout ressentir aucune aspérité. Il n’y a plus qu’à finir le tout en comblant les imperfection éventuelles à l’aide de Sintofer (pub gratuite…) et en reponçant jusqu’à obtention d’un état de surface type "peau de bébé".

Nous venons de faire une jolie entrée d’eau, il va falloir également prévoir une sortie… Pour faire propre et simple, la solution la plus abordable est d’utiliser des rivets inox d’un diamètre de 4 mm, en vente dans tous les castobricotruc de france. On fait sauter la tige avec un petit coup de marteau, et hop, on a une superbe sortie d’eau qu’il suffit de coller dans la coque.

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On perce à 4 mm, on pointe à la cyano, et on consolide le collage par l’intérieur à l’epoxy lente.

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Voici une vue du circuit de refroidissement terminé. Le fait d’avoir placé l’entrée d’eau juste en avant du redan permet au circuit d’être très court (en tout une petite dizaine de centimètres de durite – 3 mm intérieur pour assurer un bon débit). On remarque le coupe circuit, constitué de deux prises pk 2 mm femelles collées dans la coque. Ce coupe circuit s’intercale entre la batterie et le vario. Il est obligatoire en compétition, et fichtrement utile en loisir… Ce serait idiot de s’en priver 😉

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A très bientôt pour la fin, on en voit le bout….

Publié 20 août 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

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