Equiper son 400, le hardware, part II   Leave a comment


Le refroidissement :

Le bateau, tout au moins le bateau de vitesse, est très exigeant, voire traumatisant pour le matériel. On va l’utiliser au maximum de ses possibilités, dans un environnement hostile (étanche, donc sans circulation d’air, et humide). Pour ces raisons, il va être indispensable de refroidir le moteur, sans quoi il ne durera pas longtemps… On va donc utiliser l’eau qui se trouve tout autour de notre petit engin pour conserver au moteur une température acceptable, en créant une circulation d’eau, un peu selon le principe des vieux chauffe-eau, avec un serpentin qui circulera tout autour de la cage du moteur.

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Pour obtenir le serpentin en question, deux solutions :

  • en acheter un tout fait, encore une fois chez Graupner,
  • le fabriquer soi-même pour trois francs six sous (tout au moins pour trois ou quatre fois moins cher que chez votre détaillant).

Voilà comment procéder :

 

Pour faire un joli serpentin de refroidissement, il faut juste un tube alu 3 intérieur 4 extérieur, et un objet rond quelconque (ici un pied de parasol honteusement détourné de son objet initial…), de diamètre inférieur d’un ou deux millimètres à celui du moteur à refroidir.
Première étape, fixer l’extrémité du tube alu au rondin à l’aide d’un ficelle costaud et de deux noeuds de cabestan (ou autre noeud si vous n’avez pas votre brevet de matelotage wink.gif)

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Deuxième étape, commencer à enrouler lentement et en tirant bien pour que le tube soit bien serré sur le support. Ca va plier au début, mais dès que le pli est passé, ça va s’enrouler tout seul

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Il n’y a plus qu’à continuer, toujours en tirant bien sur le tube pour qu’il soit bien serré, et en veillant à ce que les différentes spires soient bien jointives (après c’est trop tard, on ne pourra pas les resserrer).

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Une fois terminé, ça doit rentrer en force sur le moteur. Yapluka couper délicatement les extrémités

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Il va falloir quand même amener l’eau jusqu’au moteur, puis la faire ressortir de la coque…Pour faire les entrées et sorties d’eau, je vous invite à vous reporter au billet du montage de mon 400 Nantais.

L’hélice :

Ben oui, on en avait pas encore parlé, mais il est évident que sans ce petit ustensile, votre bateau va fonctionner beaucoup moins bien….

Nous allons une fois de plus être sauvé par Graupner, qui propose les hélices adéquates. Les plus couramment utilisées sont les K 29 et K 31. La taille à employer va dépendre d’un certain nombre de facteurs (taille du bateau, moteur employé, etc). D’une façon générale, il est plus que conseillé de démarrer avec une K 29, de vérifier que rien ne chauffe exagérément, avant de passer à une K31. Vérifiez toujours lors de vos premières navigations que moteur et accus restent à une température acceptable. Si ce n’est pas le cas, ça peut vouloir dire que le refroidissement n’est pas efficace, la trans pas assez libre, l’hélice trop grosse, ou un peu des trois à la fois…

Le moteur :

Si vous avez envie de vous lancer en compète, ou si vous voulez limiter l’investissement initial, il va vous falloir un speed 400. Deux variantes sont utilisables : speed 400 4.8 V et speed 400 6V. Le 4.8V tourne plus vite que le 6V, donc, dans l’absolu, c’est celui qui vous donnera le plus de vitesse. Cela étant, il consomme beaucoup beaucoup, ce qui fait que l’autonomie sera réduite, et qu’il va chauffer dur, ce qui impose un refroidissement sans faille si vous voulez qu’il fasse plus de trois packs… K 29 impérative bien sûr.

Le speed 400 6V est à mon avis nettement plus intéressant. Sa consommation est nettement moindre que le 4.8V, et avec une K31 la vitesse quasiment identique. Comme on va l’utiliser plus près de sa plage de rendement que le 4.8V, il sera quasiment increvable, à condition bien sûr d’être convenablement refroidi. Il est possible de l’optimiser, pour gagner des tours, et ainsi concurrencer un 4.8V en termes de résultat en vitesse, tout en conservant une autonomie honorable (entre 8 et 10 minutes avec une K31, un pack de IB 1400 et un bateau correctement réglé).

La marche à suivre est la suivante :

 

Il faut tout d’abord réaliser un outillage énorme,  digne de la NASA (au moins) que voici que voilà :
– un simili couple moteur avec un trou pour l’épaulement du moteur et deux passages pour les vis de fixation dudit moteur
– un U en CAP 2 mm, judicieusement dimensionné pour qu’il s’emmanche juste un peu en force dans les deux trous du flasque arrière du moteur

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On fixe le simili couple moteur à l’aide des deux vis sur le moteur en question. Son but est juste de permettre une bonne prise en main, de façon à éviter que le carter ne tourne.
On emmanche le U en CAP sur le flasque arrière du moteur
On saisit délicatement le bout du U qui dépasse du moteur avec une pince idoine
On prépare ses petits muscles à l’effort colossal qui va venir
On tourne délicatement le flasque arrière à l’aide de la pince, jusqu’à obtention du décalage désiré.

Attention, il ne faut pas exagérer, le décalage du flasque arrière doit être de 15 à 20°, pas plus. Au delà, vous ferez plus de mal que de bien…Au fait, dans quel sens on décale ? Dans le sens anti horaire, lorsque l’on regarde le moteur de l’arrière. Dans l’autre sens, ça n’apportera pas le résultat escompté….

Si vraiment vous n’avez pas l’âme bricoleuse, vous pouvez toujours acheter un 400 déjà préparé , que l’on trouve par exemple ici. Je sais, c’est loin pour commander un moteur à trois balles… Mais vous étiez prévenus 😉

Bon, bien sûr, toutes ces petites bidouilles ne sont pas obligatoires. On peut parfaitement s’amuser avec un 400 avec un speed tout juste sorti de la boîte. Vous vous apercevrez d’ailleurs assez vite que, dès qu’il ya du clapot, on a du mal à passer toute la puissance du moteur, aussi étonnant que cela puise paraître….Illustration en images, ça vole :

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Si vraiment le démon de la vitesse vous prend et que vous avez envie de vous faire peur, vous pouvez ensuite passer sur une motorisation brushless (interdite en compète)… Il y a aujourd’hui un très large choix de moteurs et de contrôleurs adaptés. A mon avis, le matos le plus adapté dans une coque de 400 de dimension standard est un moteur de 20 mm de diamètre et 40 mm de long, avec un Kv compris entre 3.500 et 4.000, couplé avec un contrôleur d’une vingtaine d’ampères. Pour ma part, j’utilise avec bonheur un Feigao B20 15L et un Jeti eco 25. C’est certes plus cher que certains ensembles low cost, mais ça a le mérite d’être increvable, si j’en juge par les mauvais traitements auxquels je soumets ce matériel depuis plus d’un an…

Radio :

En ce qui concerne l’électronique embarquée, pas de spécifications particulières. Comme en avion, il est important de choisir le FM par préférence à l’AM, de ne pas mégotter inutilement sur la qualité du servo et du récepteur. Attention, on est dans du micro, donc équipement micro obligatoire….

Ce que j’utilise :

Servo, Récepteur 1, Récepteur 2, Variateur.

Le récepteur 2 peut être trouvé chez plusieurs revendeurs (Copaéro, Euro Model), sous différentes marques. L’intérêt à mon avis de Topmodel, c’est que les quartz sont vendus un prix ridicule…. Attention toutefois, sur ce modèle, le micro quartz s’enfiche perpendiculairement au récepteur. Il vous faudra être tout particulièrement prudent en enfilant le ballon de baudruche autour du récepteur avant d’aller naviguer, pour ne pas détruire les pattes de fixation du quartz en question…

Tiens, je ne vous avais pas parlé du ballon ? Accessoire indispensable s’il en est. Enfilez votre récepteur dans un ballon de baudruche (piquez ce qui reste du dernier goûter d’anniversaire de votre petit dernier), et sécurisez le passage des fils qui en sortent (antenne, câbles du servo et du vario) en fermant le tout avec un petit lien du type de ceux qu’on utilise pour fermer les sacs de congélation. Ca évitera à votre récepteur de tomber en rade dès que quelques gouttes de flotte tomberont dessus… Accessoirement, ça vous évitera de devoir aller chercher à la nage votre superbe création en panne de radio, sous l’oeil goguenard des passants….

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Publié 25 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

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