Archives de juillet 2007

Equiper son 400, le hardware, part II   Leave a comment


Le refroidissement :

Le bateau, tout au moins le bateau de vitesse, est très exigeant, voire traumatisant pour le matériel. On va l’utiliser au maximum de ses possibilités, dans un environnement hostile (étanche, donc sans circulation d’air, et humide). Pour ces raisons, il va être indispensable de refroidir le moteur, sans quoi il ne durera pas longtemps… On va donc utiliser l’eau qui se trouve tout autour de notre petit engin pour conserver au moteur une température acceptable, en créant une circulation d’eau, un peu selon le principe des vieux chauffe-eau, avec un serpentin qui circulera tout autour de la cage du moteur.

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Pour obtenir le serpentin en question, deux solutions :

  • en acheter un tout fait, encore une fois chez Graupner,
  • le fabriquer soi-même pour trois francs six sous (tout au moins pour trois ou quatre fois moins cher que chez votre détaillant).

Voilà comment procéder :

 

Pour faire un joli serpentin de refroidissement, il faut juste un tube alu 3 intérieur 4 extérieur, et un objet rond quelconque (ici un pied de parasol honteusement détourné de son objet initial…), de diamètre inférieur d’un ou deux millimètres à celui du moteur à refroidir.
Première étape, fixer l’extrémité du tube alu au rondin à l’aide d’un ficelle costaud et de deux noeuds de cabestan (ou autre noeud si vous n’avez pas votre brevet de matelotage wink.gif)

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Deuxième étape, commencer à enrouler lentement et en tirant bien pour que le tube soit bien serré sur le support. Ca va plier au début, mais dès que le pli est passé, ça va s’enrouler tout seul

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Il n’y a plus qu’à continuer, toujours en tirant bien sur le tube pour qu’il soit bien serré, et en veillant à ce que les différentes spires soient bien jointives (après c’est trop tard, on ne pourra pas les resserrer).

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Une fois terminé, ça doit rentrer en force sur le moteur. Yapluka couper délicatement les extrémités

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Il va falloir quand même amener l’eau jusqu’au moteur, puis la faire ressortir de la coque…Pour faire les entrées et sorties d’eau, je vous invite à vous reporter au billet du montage de mon 400 Nantais.

L’hélice :

Ben oui, on en avait pas encore parlé, mais il est évident que sans ce petit ustensile, votre bateau va fonctionner beaucoup moins bien….

Nous allons une fois de plus être sauvé par Graupner, qui propose les hélices adéquates. Les plus couramment utilisées sont les K 29 et K 31. La taille à employer va dépendre d’un certain nombre de facteurs (taille du bateau, moteur employé, etc). D’une façon générale, il est plus que conseillé de démarrer avec une K 29, de vérifier que rien ne chauffe exagérément, avant de passer à une K31. Vérifiez toujours lors de vos premières navigations que moteur et accus restent à une température acceptable. Si ce n’est pas le cas, ça peut vouloir dire que le refroidissement n’est pas efficace, la trans pas assez libre, l’hélice trop grosse, ou un peu des trois à la fois…

Le moteur :

Si vous avez envie de vous lancer en compète, ou si vous voulez limiter l’investissement initial, il va vous falloir un speed 400. Deux variantes sont utilisables : speed 400 4.8 V et speed 400 6V. Le 4.8V tourne plus vite que le 6V, donc, dans l’absolu, c’est celui qui vous donnera le plus de vitesse. Cela étant, il consomme beaucoup beaucoup, ce qui fait que l’autonomie sera réduite, et qu’il va chauffer dur, ce qui impose un refroidissement sans faille si vous voulez qu’il fasse plus de trois packs… K 29 impérative bien sûr.

Le speed 400 6V est à mon avis nettement plus intéressant. Sa consommation est nettement moindre que le 4.8V, et avec une K31 la vitesse quasiment identique. Comme on va l’utiliser plus près de sa plage de rendement que le 4.8V, il sera quasiment increvable, à condition bien sûr d’être convenablement refroidi. Il est possible de l’optimiser, pour gagner des tours, et ainsi concurrencer un 4.8V en termes de résultat en vitesse, tout en conservant une autonomie honorable (entre 8 et 10 minutes avec une K31, un pack de IB 1400 et un bateau correctement réglé).

La marche à suivre est la suivante :

 

Il faut tout d’abord réaliser un outillage énorme,  digne de la NASA (au moins) que voici que voilà :
– un simili couple moteur avec un trou pour l’épaulement du moteur et deux passages pour les vis de fixation dudit moteur
– un U en CAP 2 mm, judicieusement dimensionné pour qu’il s’emmanche juste un peu en force dans les deux trous du flasque arrière du moteur

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On fixe le simili couple moteur à l’aide des deux vis sur le moteur en question. Son but est juste de permettre une bonne prise en main, de façon à éviter que le carter ne tourne.
On emmanche le U en CAP sur le flasque arrière du moteur
On saisit délicatement le bout du U qui dépasse du moteur avec une pince idoine
On prépare ses petits muscles à l’effort colossal qui va venir
On tourne délicatement le flasque arrière à l’aide de la pince, jusqu’à obtention du décalage désiré.

Attention, il ne faut pas exagérer, le décalage du flasque arrière doit être de 15 à 20°, pas plus. Au delà, vous ferez plus de mal que de bien…Au fait, dans quel sens on décale ? Dans le sens anti horaire, lorsque l’on regarde le moteur de l’arrière. Dans l’autre sens, ça n’apportera pas le résultat escompté….

Si vraiment vous n’avez pas l’âme bricoleuse, vous pouvez toujours acheter un 400 déjà préparé , que l’on trouve par exemple ici. Je sais, c’est loin pour commander un moteur à trois balles… Mais vous étiez prévenus 😉

Bon, bien sûr, toutes ces petites bidouilles ne sont pas obligatoires. On peut parfaitement s’amuser avec un 400 avec un speed tout juste sorti de la boîte. Vous vous apercevrez d’ailleurs assez vite que, dès qu’il ya du clapot, on a du mal à passer toute la puissance du moteur, aussi étonnant que cela puise paraître….Illustration en images, ça vole :

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Si vraiment le démon de la vitesse vous prend et que vous avez envie de vous faire peur, vous pouvez ensuite passer sur une motorisation brushless (interdite en compète)… Il y a aujourd’hui un très large choix de moteurs et de contrôleurs adaptés. A mon avis, le matos le plus adapté dans une coque de 400 de dimension standard est un moteur de 20 mm de diamètre et 40 mm de long, avec un Kv compris entre 3.500 et 4.000, couplé avec un contrôleur d’une vingtaine d’ampères. Pour ma part, j’utilise avec bonheur un Feigao B20 15L et un Jeti eco 25. C’est certes plus cher que certains ensembles low cost, mais ça a le mérite d’être increvable, si j’en juge par les mauvais traitements auxquels je soumets ce matériel depuis plus d’un an…

Radio :

En ce qui concerne l’électronique embarquée, pas de spécifications particulières. Comme en avion, il est important de choisir le FM par préférence à l’AM, de ne pas mégotter inutilement sur la qualité du servo et du récepteur. Attention, on est dans du micro, donc équipement micro obligatoire….

Ce que j’utilise :

Servo, Récepteur 1, Récepteur 2, Variateur.

Le récepteur 2 peut être trouvé chez plusieurs revendeurs (Copaéro, Euro Model), sous différentes marques. L’intérêt à mon avis de Topmodel, c’est que les quartz sont vendus un prix ridicule…. Attention toutefois, sur ce modèle, le micro quartz s’enfiche perpendiculairement au récepteur. Il vous faudra être tout particulièrement prudent en enfilant le ballon de baudruche autour du récepteur avant d’aller naviguer, pour ne pas détruire les pattes de fixation du quartz en question…

Tiens, je ne vous avais pas parlé du ballon ? Accessoire indispensable s’il en est. Enfilez votre récepteur dans un ballon de baudruche (piquez ce qui reste du dernier goûter d’anniversaire de votre petit dernier), et sécurisez le passage des fils qui en sortent (antenne, câbles du servo et du vario) en fermant le tout avec un petit lien du type de ceux qu’on utilise pour fermer les sacs de congélation. Ca évitera à votre récepteur de tomber en rade dès que quelques gouttes de flotte tomberont dessus… Accessoirement, ça vous évitera de devoir aller chercher à la nage votre superbe création en panne de radio, sous l’oeil goguenard des passants….

Publié 25 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Equiper son 400, le hardware, part I   3 comments


L’offshore rc est hélas aujourd’hui une discipline confidentielle en France. Cela signifie qu’il va nous falloir pas mal improviser et/ou bricoler pour équiper nos engins. Je me contenterai ici de donner mes quelques petites astuces et trucs habituels, libre à chacun d’adapter ou de modifier en fonction de ses besoins et aptitudes. Je me contenterais ici d’évoquer la catégorie micro (ou 400 pour les initiés). Tout simplement parce que pour les catégories "supérieures", on trouve du matos déjà tout fait, même si, la plupart du temps, il va falloir le commander à l’étranger. De plus, compte tenu des efforts en jeu et des contraintes à subir par le matériel, en 400 on peut se contenter de trucs fait "maison", alors que c’est nettement plus compliqué pour des puissances supérieures.

Transmission :

C’est l’organe primordial, celui qui va transmettre la puissance du moteur. Dans cette catégorie, plus c’est léger, mieux c’est. L’idéal, c’est donc une cap de 1mm, manchonnée aux deux extrémités par du tube de laiton 1 mm intérieur, 2 mm intérieur. On ajoute à cela un adaptateur M4 pour pouvoir visser l’hélice, et un petit roulement et zou c’est parti.

Je vais trop vite ? Je récapitule 😉 On prend une corde à piano de 1 mm. Ca se trouve chez tout détaillant modéliste normalement constitué. Du tube laiton 1 mm intérieur (voire légèrement plus, c’est le standard que l’on peut trouver chez tout castobricotruc), 2 mm extérieur. Ca, ça se trouve hyper facilement. Mesurez la longueur dont vous aurez besoin, et coupez la cap à bonne dimension. Coupez ensuite deux bouts de tube laiton, un de 1cm, et un de trois cms environ. Il faut maintenant manchonner la cap aux deux extrémités avec le tube laiton. Le tube de 1 cm sera la partie qui rentrera dans le manchon (le truc qui permet de relier le moteur à la transmission), la partie de 3 cms sera celle qui recevra l’adaptateur d’helice et le roulement. Pour fixer le tube sur la cap, trois options s’offrent :

  • souder à l’étain : ca marche pas mal, mais la soudure étain tient assez mal sur la cap, ce qui fait que ça ne pardonnera pas l’approximation. Si vous n’êtes pas un habitué de la soudure à l’étain, ca risque de lâcher.
  • braser à l’argent : c’est ce qu’il y a de mieux niveau solidité. En revanche, ça demande d’être équipé (micro chalumeau, brasure, pâte décapante). Ca demande également un sérieux coup de main. Le plus gros souci est qu’en général, on chauffe trop la cap, qui se met à rougir. A partir de là, c’est foutu, votre cap a perdu la plus grande partie de ses caractéristiques mécaniques, faut la foutre à la poubelle et recommencer. En revanche, si c’est réussi, on peut passer des puissances démentes avec une transmission comme celle là.
  • coller à la loctite 638 : c’est devenu ma méthode préférée. C’est facile à faire, hyper rapide, et on arrête de gâcher du matos en chauffant trop ou pas assez, etc. Ca se trouve notamment chez les vendeurs d’équipement auto. Il faut simplement prendre la précaution de rayer la cap avec du papier de verre et de bien dégraisser la cap et le tube laiton à l’acétone avant de faire le collage. Vous enduisez ensuite la cap avec la colle, glissez le tube laiton dessus en le faisant tourner délicatement pour répartir la colle et faire en sorte qu’il n’y ait pas de faux rond. Laissez sécher, trois heures après la solidité est au top.

Quelle que soit la méthode choisie, vous devez maintenant avoir entre les doigts un morceau de transmission. Il manque cependant un élément essentiel, qui est la  pièce qui va permettre de visser l’hélice. Les hélices que l’on DEF7E4E87E60CF83_391_0 utilise dans cette catégorie ont un insert en laiton fileté M4. Il faut donc un filetage de ce diamètre. La meilleure solution, est de se rendre chez son détaillant favori, et de lui demander une prise de pressurisation (oui, oui, pour un moteur thermique !!) M4. La référence de cette pièce chez A2PRO est 3131. Ce distributeur est normalement présent chez votre détaillant préféré. Pour convertir ce truc en adaptateur d’hélice, il suffit de virer le téton permettant de brancher la durite (un petit coup de Dremel et c’est fait) et de repercer à 2 mm(un second petit coup de Dremel et c’est fait aussi.), le perçage d’origine étant de l’ordre d’1,8 mm. Pour paufiner, on peut "tourner" la partie hexagonale pour la rendre ronde, et pile poil au diamètre du tube d’étambot (si ca dépasse, ça freine…). Il suffit de bloquer la partie filetée de la prise dans le mandrin de votre perceuse préférée, de la faire tourner, et de poncer la partie hexagonale à l’aide d’une petite lime ou cale à poncer. Attention, n’allez pas trop vite, et vérifiez de temps en temps le diamètre par rapport à votre tube d’étambot.

Une fois terminé, on ne voit pas la différence avec un truc du commerce, qui serait vendu what mille dollars, si c’était vendu…

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Il ne reste plus qu’à solidariser l’adaptateur avec la trans (coté tube laiton de 3 cms), selon une des trois méthodes évoquées au dessus.

Pour raccorder le moteur à la trans, vous n’y couperez pas, il va vous falloir un manchon, d’un diamètre de 2.3 mm côté moteur et 2 mm côté trans. Si vous avez un tourneur dans vos relations, c’est gagné, ce n’est pas très difficile à faire. Si vous voulez vous y risquer vous même, vous pouvez aller voir sur le blog de Poulpe, il y expose sa méthode à lui pour fabriquer ses manchons perso, sans avoir besoin d’un outillage particulier. Moi, je ne suis pas doué, je ne m’y risquerais pas, mais pour quelqu’un ayant quelques dispositions avec ses dix doigts, ça peut le faire. En dehors de ces deux solutions, il n’y a guère que la commande à l’étranger, chez un fournisseur de ce genre de choses (Hydro et Marine, Modellbaupirat ou Hopf).

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Il va quand même bien falloir à un moment ou à un autre protéger un minimum notre trans, et trouver le moyen de la faire sortir du bateau, tout en veillant à son étanchéité. Pour cela, on va utiliser un tube d’étambot. Le plus facile et le plus rapide, c’est d’utiliser un tube alu diamètre 5 intérieur et 6 extérieur. 5 intérieur, parce que c’est le diamètre extérieur du roulement que l’on va utiliser. Cette solution n’est pas idéale. D’une part parce que la rigidité du tube alu va faire que l’angle avec lequel sortira la trans du tableau arrière sera plus important qu’avec une autre solution, plus souple, et d’autre part parce que l’étanchéitié du bazar va s’avérer difficile à réaliser.

Pour pallier ça, il vaut bien mieux utiliser un tube teflon (le top) ou plastique quelconque (mais nettement moins bien) de 4 mm extérieur et une cloche. Le tube entrera en force dans la cloche, et en force également dans le tube d’étambot. On pourra éventuellement assurer l’étanchéité entre l’étambot et le tube à l’aide d’un petit bout de gaine thermo. Dans ce cas de figure, l’étambot sera constitué soit :

  • d’un bout de tube alu de 4 intérieur 6 extérieur, que l’on aura repercé sur quelques mm à un diamètre de 5 mm pour acueillir le roulement.
  • d’un bout de tube alu de 5 intérieur 6 extérieur, dans lequel on collera à l’araldite un tube 5 extérieur 4 intérieur, avec un décalage de quelques mm pour accueiller le roulement.

L’énorme avantage de cette solution, c’est qu’à partir du moment où on met un bout de scotch sur la lumière de la cloche (le trou oblong qui permet d’avoir accès au manchon pour serrer les vis), c’est totalement et 100 % étanche.

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Ca fait un moment que je vous bassine avec mes roulements, va falloir quand même qu’on en parle. Pourquoi des roulements ? Tout simplement parce qu’il en faut au moins un, en bout de tube d’étambot, pour que notre trans tourne sur un support quelconque, sinon, çe ne marchera pas, mais alors pas du tout. Le roulement inox est bien évidemment la meilleure solution. Sur un 400 la puissance excédentaire n’est pas pléthorique, donc autant ne pas la gâcher ;). Pour trouver des roulements de cette taille (dia 2mm intérieur, 5 extérieur), plusieurs solutions. Des entreprises spécialisées (Sorb par exemple), les fournisseurs modélistes cités ci-dessus, ou d’autres, sur ebay notamment.

Si jamais vous n’aviez pas envie de passer par là, vous pouvez toujours utiliser des solutions de contournement, en utilisant des paliers. Certains utilisent par exemple des paliers en Teflon qu’ils récupèrent en détruisant des prises BNC, d’autres des palliers en bronze qu’ils récupèrent dans des ventilateurs de PC…(Je vous avais bien dit en préambule qu’il allait y avoir de la bidouille à faire, non ? ;)). Bref, toutes les solutions sont bonnes du moment que votre transmission soit libre. Montée sur le bateau, avec l’hélice, si vous donnez une pichenette sur l’hélice, elle doit faire plusieurs tours (sans moteur connecté bien sûr, avec un speed 400, le cocking vous empêchera d’apprécier cette liberté).

On en a presque fini avec cette fichue transmission. Mais que donc faire si vous ne voulez pas vous emmerder avec ces foutus manchons, tube teflon, etc ? Il y a une solution super simple, et qui fonctionne pas mal du tout, j’en veux pour preuve le bateau en photo ci-dessous (le Microbra evo) équipé de cette façon.

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Il vous faut un tube alu 5 intérieur, 6 extérieur, une cap de 2mm, une prise de pressu M4, deux roulements intérieur 2 extérieur 5 (ou deux paliers dans la matière qu’il vous plaira) un cardan Graupner 2.3/2. Préparez votre prise de pressu en coupant le téton, en ponçant la partie hexagonale et en reperçant à 2 mm. Fixez là sur la cap de 2 mm en la soudant, en la brasant ou en la collant (cf plus haut). Collez un roulement (ou un palier) à chaque extrémité de votre tube d’étambot (quelques gouttes de cyano ou de loctite 638). Yapluka faire passer la cap dans les roulements et le tour est joué. Les deux roulements (ou paliers) assurent un fonctionnement libre, et une étanchéité correcte. Il faudra cependant être vigilant sur l’alignement du moteur avec la cap. Le cardan permet de rattraper de toutes petites différences de niveau et d’alignement, mais faut pas exagérer tout de même. Attention, si sur ce montage vous envisager de remplacer le cardan par un manchon, il faudra faire sauter le roulement coté moteur. L’alignement correct serait beaucoup trop difficile à obtenir pour un fonctionnement correct. Il ne sera pas idiot de penser à mettre un tube teflon dans le tube d’étambot à ce moment là, même si vous vous en êtes passé jusqu’alors.

Gouvernail :

Là encore, Graupner vient à notre secours. On peut bien sûr bricoler plein de choses au niveau du gouvernail, l’imagination fertile des modélistes étant pratiquement sans limite… A droite par exemple, le gouvernail que j’ai réalisé avec mes petites mimines pour mon Micro H, mon gouvernail fétiche étant bien trop gros pour être positionné sur le tableau arrière de ma bête….

 

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Mais franchement, est-ce que c’est vraiment la peine de s’embêter, quand Graupner nous fournit un adorable petit gouvernail, impeccable pour notre usage, à un prix dérisoire ?  Si vous avez la bonne idée de vous déplacer un jour sur une compète, vous verrez que l’immense majorité des micros sont équipés ainsi. En revanche, on vire en général la lame du safran pour la remplacer par une autre, faite maison, en fonction des besoins (plus large, plus longue, moins épaisse, etc…), dans des matières diverses (inox, carbone, plaque epoxy, etc.)

Tant que vous en êtes à passer une commande chez Graupner, profitez en pour vous offrir une paire de soufflets, indispensables pour assurer l’étanchéité du passage de votre tringlerie de commande de direction à travers la coque.

Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Construction d’une coque en balsa, part VI, la finition   2 comments


 

Si on veut un truc qui soit un minimum costaud, il faut recouvrir à la fibre de verre + résine. Vu que j’ai l’intention de tourner autour de trois bouées avec d’autres fous furieux, c’est la solution pour laquelle j’ai opté.
J’ai d’abord passé une couche d’enduit nitrocellulosique sur toute la coque, afin d’imperméabiliser le balsa, et ainsi éviter qu’il ne boive trop de résine (le poids, toujours le poids…). Puis marouflage au tissu de verre 110g/m² (c’est beaucoup, certes, mais c’est costaud) plus résine. Attention, il faut absolument bien racler avec une carte plastique type carte de crédit après avoir passé la résine partout, pour en enlever tout le surplus (il y en a toujours).
Résultat des courses, le fond de coque renforcé ainsi ne fait prendre que 8 g.

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L’ensemble de la coque a été stratifié au tissu 110 g/m² + résine epoxy. Dans l’opération, la prise de poids est de 30 g (il faut bien bien racler l’excédent de résine, sinon, on est trop lourd…).
Les virures ont ensuite été taillées dans de la planche balsa de 30/10 (rabot plus poncette) et collées sur la coque à la cyano. Elles ont ensuite été résinées. La bulle est confectionnée dans du polystyrène poncé en forme, puis recouvert d’un mélange résine + micro ballons. Ponçage général de la coque, plus passage de deux couche d’apprêt (la première sauvagement poncée. Poids final de la coque en l’état 80 g (avec capot,couple moteur, trans et bulle).

Il ne reste plus qu’à passer un ou deux couches de barbouille de la couleur de votre choix, et zou, à l’eau !

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Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Construction d’une coque en balsa, part V, le pont   2 comments


 

On peut se lancer dans la préparation du pont. Pour cela, on prend deux planches que l’on assemble bord à bord avec du scotch. On ouvre la "charnière" ainsi constituée et on la bourre de colle. Yapluka refermer la charnière en mettant les planches bien à plat et sous poids, en attendant que ça sèche (pas de cyano ici, colle blanche ou UHU Hart).

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Une fois sec, on découpe le pont, toujours "large", puis la trappe d’accès.

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Il reste à coller la bande de balsa qui fermera le caisson, ainsi qu’une bande de ctp de l’autre coté, qui servira à soutenir la trappe.

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Pour terminer la coque, yapluka :
-passer une première couche de résine à l’intérieur de la coque et sur le pont (coté intérieur de la coque et laisser sécher
-passer une seconde couche de résine dans tout le caisson (éventuellement, combler les fuites avec un mélange résine+micro-ballons) et sur l’intérieur du pont. On met ensuite le bateau à l’envers, sur le pont, sous poids et on laisse sécher. Yapluka araser le pont, et à faire les finitions.

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Ne pas oublier avant de résiner l’intérieur de la coque, de poser les quelques renforts nécessaires, pour le collage du couple moteur, entrées et sorties d’eau notamment. Ici, j’ai utilisé du ctp 8/10. En passant, pour ceux qui auraient des doutes sur la solidité structurelle d’une coque en balsa collé à la cyano, oui, oui, il s’agit bien de poids d’un kilo que j’ai posé sur l’envers de la coque pour que le pont soit bien plaqué lors de son collage… Autant dire qu’en navigation, une coque construite de cette façon ne craint rien. En revanche, et c’est là le point faible, le balsa, même résiné ou doublé d’une épaisseur de fibre de verre, craint énormément les chocs. C’est pour cela qu’en compète 400, on ne voit quasiment plus hélas de coques en bois…

Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Construction d’une coque en balsa, part IV, la pose du caisson   Leave a comment


 

Pour le caisson, rien de très compliqué. On va commencer par faire sauter tous les couples qui nous enquiquinent, et par découper proprement ceux sur lesquels le caisson prendra appui.
Pour virer les couples, j’utilise une technique toute bête. On verse quelques gouttes d’acétone sur le collage, on attend cinq minutes, ét ça vient tout seul.

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On découpe et on ajuste ensuite le caisson. Ca va sans dire, mais ça va quand même mieux en le disant, vérifiez plutôt deux fois qu’une à ce moment là que vous avez bien la place de caser le moteur et son refroidissement, les accus, etc…

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On le colle, avec quelques gouttes de cyano, le collage définitif interviendra plus tard, lorsqu’on passera l’intérieur de la coque à la résine. Yapluka l’araser pour le mettre à niveau, de façon à ce qu’on puisse le coller contre le pont. Dans l’opération, notre coque ne prend pas de poids, celui de la cloison du caisson étant contrebalancé par les couples que l’on a supprimé. Compte tenu des avantages énormes qu’un caisson apporte, ce serait franchement dommage de s’en priver…

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Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Construction d’une coque en balsa, part III, le coffrage des flancs   Leave a comment


 

Pour le coffrage des flancs (ou murailles en langage d’affranchi), on va appliquer la même recette que pour les fonds de coque, ie qu’on découpe deux plaques trop large pour notre usage. On les pointe ensuite à la cyano à l’avant, et on colle les flancs droit et gauche simultanément (pour ne pas vriller la coque) sur les baguettes 4*4 et sur les fonds de la coque.

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Une fois que c’est bien sec (10 secondes, remember ?), on arase en gros les flancs, puis on va décoller la coque du chantier à l’aide d’un cutter de base, mais à lame longue. On va sortir la lame au maximum, et la faire glisser sous la coque pour faire sauter les collages des couples.

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On napluka faire sauter les talons des couples (cutter pour les couples en balsa, dremel pour ceux en ctp).

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Mine de rien, ca pèse quand même pas grand chose ces bestioles, hein ?

Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Construction d’une coque en balsa, part II, le coffrage du fond   Leave a comment


 

On colle un des cotés du fonds de coque, en prenant "beaucoup" de marge, pour que la plaque de balsa dépasse du coté des flancs et de la ligne formée par les pointes des couples.

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On passe ensuite au rabot à balsa, pour dégrossir la découpe du coté du fond de la coque. Il faut prendre garder à garder le rabot aussi parallèle que possible à l’autre coté des couples, de façon à ne pas avoir un trop gros boulot de ponçage par la suite. On s’approche ainsi le plus possible des pointes des couples.

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On finit ensuite par un bon coup de ponçage avec la cale à poncer. On peut protéger l’autre coté des couples avec du scotch pour éviter de les taillader sauvagement à coup de cale à poncer…

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Une fois le ponçage fini, on doit avoir une belle ligne droite qui passe par les pointes des couples, et un joli biseau, qui file parfaitement avec l’autre coté des couples.

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Yapluka coller l’autre coté du fond de coque, à la fois sur les couples et le biseau créé sur l’autre coté du fond.

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Une fois la colle sèche (10 secondes …) yapluka raboter et poncer sauvagement ce qui dépasse pour se retrouver avec un V parfaitement formé et rectiligne.

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Bon, ok, jusque là, c’est très moche et ça ne ressemble pas du tout à un bateau. Ca va s’arranger…

On ne range pas le rabot ni la cale à poncer, qui vont nous servir à araser les fonds de coque. On va se servir du plan de travail pour poser le flanc du rabot, et ainsi araser bien verticalement.

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On se sert également du plan de travail pour positionner la poncette bien verticale. On ponce jusqu’à ce que les fonds de coque soient strictement dans le même plan vertical que l’extérieur de la baguette 4*4.

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Bon, voilà un très joli fond de coque, non ? Dans le cas où on souhaite construire une coque à redan (droit, en V cava devenir nettement plus compliqué); il suffit de faire l’opération en deux étapes. Coffrer d’abord l’avant du bateau jusqu’au redan, puis ensuite, du redan au tableau arrière.

A bientôt pour la suite.

Publié 24 juillet 2007 par pyoffshore dans Trucs et astuces

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