Priziac 2014, un grand cru.   Leave a comment


 

Priziac

 

Week-end de la Pentecôte, comme tous les ans, rendez-vous à Priziac. Au menu, potes, potionmagix, galettes-saucisses et petits bateaux kivonvite. Cette année, le temps était de la partie, bref une fois de plus que du bonheur.

La nav’ de nuit constituait l’année dernière une nouveauté fort appréciée. La chose s’est professionnalisée cette année, beaucoup de montages à base de leds directement alimentées par les accus de propulsion via branchement sur la prise d’équilibrage. On a vu naviguer pas mal de jolis sapins de Noël. Rire

Nuit_1Nuit_2

Nuit_3

A cette heure de la journée, il est important de remarquer que les bateaux n’étaient pas les seuls à être allumés… Quoiqu’il en soit, pas collisions violentes ni de grosse casse à déplorer, bravo aux pilotes !

Comme d’hab, les crédits photos reviennent à Jéjé, le reste de son album est ici : Album Jeje Priziac 2014

Pour le plaisir, une superbe vidéo concoctée par Guillaume aux commandes de son drone en fpv.

 

Priziac 2014 from Guillaume on Vimeo.

A l’année prochaine !

 

Priziac_2

Publié le 8 juillet 2014 par pyoffshore dans Sorties

Surmouler un capot.   2 comments


 

Le capot de nos petits bateaux est une pièce soumise à pas mal de contraintes, et assez souvent, c’est lui qui va morfler et vieillir nettement plus mal que la coque. Une fois qu’il est foutu, plus étanche, il est un peu tard pour avoir de regrets, rares étant les fabricants ou artisans qui les proposent en pièces détachées.

Une solution à la portée de tous est de surmouler le capot tant qu’il est encore en pleine forme. Opération sans risque, et sans grande difficulté, pourvu qu’on fasse un peu attention à ce que l’on fait. Suivez le guide.

Première étape, on va immobiliser le capot sur une planche de mélaminé, à l’aide de scotch double face. On prendra soin de faire largement déborder le double face de tous les côtés du capot.

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Deuxième étape, on va découper des “planches” de dépron (ou autre matériau, c’est vous qui voyez) pour bien entourer le capot, sans jour autour. Le scotch double face va permettre de fixer les planches en position, et assurer l’étanchéité du fond de notre boîte.

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On va ensuite renforcer la boîte ainsi constituée à grand renfort de scotch d’emballage. Là, j’ai utilisé du dépron de 3mm, et le renfort est absolument indispensable. Si on utilise du bois, ce ne sera pas la peine.

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Yapluka couler le plâtre (du bête plâtre de moulage pas cher suffit), en épaisseur suffisante pour éviter la casse du moule lors du démoulage. Ne pas oublier de tapoter vigoureusement la planche de mélaminé avec un marteau pendant la prise du plâtre pour faire remonter les bulles d’air et éviter ainsi d’avoir un moule plein de trous.

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Une fois le plâtre pris, on peut virer le coffrage.

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Laisser sécher encore quelques heures avant de démouler le capot. Ne pas attendre trop quand même, si le plâtre devient trop sec sur la surface en contact avec le capot, il y a risque d’effritement lors du retrait.

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Après avoir retiré le capot, on doit se retrouver avec un joli moule, tout propre. A ce moment là, il est important de laisser le moule sécher complètement, si possible pas loin d’un radiateur, qui aidera à évacuer l’humidité. En théorie, il faudrait attendre un mois ou deux, pour ma part je laisse sécher une semaine ou deux, ça suffit à mon avis amplement.

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Une fois le moule bien sec, on procède au cirage. De la bête cire pour meubles suffit amplement. Trois ou quatre couches, appliquées avec un vieux chiffon et consciençeusement lustrées avec ledit chiffon assureront un démoulage sans difficulté. Au niveau du grammage du tissu, à vous de voir en fonction de la résistance souhaitée et du poids à atteindre. Le capot dont les photos sont utilisées ici a été réalisé avec deux épaisseurs de 160 g (merci Ronan !) et je vous assure que c’est du béton. Il y a possibilité de faire plus light et largement assez costaud. Ensuite, yapluka positionner les coupons de fibre dans le moule, et stratifier avec la résine kivabien. Comme d’habitude (cf les posts précédents “le moulage en plâtre pour les nuls”), on va combler les angles vifs dans la mesure du possible avec un mélange résine/micro ballons, qu’on aura amené à la consistance d’un yaourt (en gros, hein, pas la peine de chercher la petite bête entre un truc au bifidus et un autre au goût bulgare…).

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Après en gros 48h de séchage, il n’y apluka délicatement démouler le bébé. Bien sûr, on n’obtiendra pas le même résultat qu’un moulage professionnel, mais ce sera amplement suffisant pour avoir quelque chose de joli après finition.

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Il ne reste pluka sortir le sintofer, le papier de verre, l’apprêt et la peinture pour faire un vrai zoli capot. Bon courage !

Publié le 15 mai 2014 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Sortie à Plessé, 22/02/2014   Leave a comment


Une petite sortie dominicale avec les copains, pas mal de nouveautés sur l’eau.

 

Publié le 24 février 2014 par pyoffshore dans Sorties

Raisonnable, moi ?   Leave a comment


Hi there,

je viens de finir la page “the sommaire”, qui récapitule le contenu du blog depuis l’origine, pour tout ce qui concerne les trucs et astuces, ainsi que les constructions/montages de bateaux.

C’est l’occasion de faire un point aussi de mon activité modéliste bateau. Je m’y suis lancé en toute fin d’année 2005, lassé de ma future ex activité aéromodéliste. Aujourd’hui, soit sept ans et demi plus tard, j’en suis à dix monos et sept hydros. Deux seuls vrais échecs, le Microbra premier du nom, et le Mikro 400. Je me considère comme particulièrement chanceux de ne pas m’être planté plus souvent, compte tenu de mon manque d’expérience et de la conception à l’arrache de certains de mes trucs… le micro H premier du nom en est une illustration frappante. Un jour de pluie, on tombe sur un bout de balsa pour s’occuper, et quelques semaines plus tard on a un joli petit truc qui navigue très bien, alors qu’à l’origine on avait qu’une très vague idée du concept.

Cela étant, dix-sept bateaux en 90 mois, ça fait en gros un bateau tous les cinq mois. Moi, contrairement à certains, je trouve ça éminemment raisonnable, pas vous ? Rire

Mais au fait, une pensée atroce vient de me traverser l’esprit : dix-sept bateaux et pas un seul cata ? Horreur, malheur. Promis, va falloir y remédier. On va y penser. Dans pas tard… Vite !

Quand je vous disais que j’étais raisonnable… Clignement d'œil

Publié le 24 juin 2013 par pyoffshore dans Non classé

Délices d’hélices, le retour.   Leave a comment


 

Hi folks,

au bout d’un moment, on s’aperçoit qu’il est fort dommage de se limiter aux hélices prêtes à fonctionner, en plastique ou alu. On envisage alors de se lancer sur des hélices métal, du type Octura ou assimilé. Seulement, ces hélices sont livrées brutes de fonderie, ce qui implique qu’il faut les préparer avant emploi. On peut bien sûr faire appel à des gens qui vont le faire, mais en règle générale, ce n’est pas vraiment économique… Je vous livre donc ma méthode, qui vaut ce qu’elle vaut. Bien sûr, vous trouverez certainement un certain nombre de gens qui vont dire qu’elle est trop ceci ou trop cela. Faites donc comme moi, et laissez les dire. Rire

 

First of all, si vous vous lancez dans les hélices d’un diamètre inférieur ou égal à 35 mm, il y a de fortes chances pour que le moyeu de l’hélice soit prévu pour un axe en fraction de pouce (sacrés anglo-saxons…), de l’ordre de 3.17 mm. Pour ne pas s’emmerder à monter des axes non standards en France, il n’y guère qu’une solution, c’est de tarauder le moyeu à M4.

La méthode n’est pas bien compliquée : on prend dans sa main gauche l’hélice. Dans sa main droite un tourne à gauche, sur lequel on va monter successivement les trois tarauds kivonbien (première, deuxième et troisième passe). Et on y va gaiement. La deuxième passe est à mon sens la plus compliquée, il faut forcer pas mal, mais pas trop, sinon on court le risque de péter le taraud dans l’hélice (expérience vécue). Et dans ce cas là, si vous n’avez pas à proximité un pote suréquipé en matos de rattrapage de boulette (spécial dédicace à mon pote JD Clignement d'œil ), vous n’avez plus qu’à benner l’hélice à la poubelle…Donc allez y mollo, revenez souvent en arrière dès que ça force trop, pour ”débourrer” (i.e. évacuer toutes les petites merdouilles de métal que le taraud fait dégager.

Juste un truc, n’oubliez pas de mettre le gros gant kivabien autour de votre main gauche sinon, avant d’avoir fini le taraudage, zavez plus de doigts. Rire

Dernière précision, le moindre mec affublé du moindre diplôme ayant un rapport de près ou de loin avec la mécanique va se rouler par terre en hurlant de rire et en se foutant de votre tronche, arguant du fait que pour tarauder une hélice il faut que le diamètre du trou à tarauder soit comme ci comme ça, que sans presse hydraulique à azimut balistique hélicoïdal ça ne pourra pas tourner droit, etc. Laissez le faire et profitez-en bien, c’est pas donné à tout le monde d’arriver à faire marrer un accro à la mécanique sans lui sortir une blague parlant de foot, de cul ou de bagnole.

Taraudage

Pour cet exemple, on va s’attaquer à une Octura 2132. C’est une hélice Cuivre/Béryllium de 32 mm de diamètre, avec un rapport pas/diamètre de 2.1. C’est une hélice faite pour aller vite (voire très vite) en ligne droite sur une petit hydro.

Première chose à faire après l’avoir taraudée, c’est de vérifier la symétrie des pales. A l’aide d‘un feutre et de ses gros doigts en pleine forme, on va reporter la forme d’une pale sur un papier fort que l’on va maintenir plaqué contre la partie bombée d’une pale. C’est nettement plus facile à faire si vous avez la chance d’être équipé de trois mains.

Dimension

On va ensuite, grâce à ce tracé, vérifier que les deux pales sont strictement symétriques. Si ce n’est pas le cas, on va “raboter” la pale la plus large jusqu’à ce qu’elle coincide très exactement avec l‘autre.

On va pouvoir passer ensuite au gros du boulot, i.e. l’affûtage. Sur la photo ci-dessous, on voit l’hélice juste après taraudage. Vous pouvez juger de l’état de surface “impeccable” du truc en sortie de fonderie. Autant dire qu’il y a un peu de boulot pour la rendre présentable…

Avant_affutage

 

Pour dégrossir le travail, on peut attaquer à la Dremel. On coince ladite Dremel dans un étau et on l’équipe d’un disque à tronçonner.

Dremel_etau

On fait tourner la Dremel, et on passe la face bombée (attention, on ne touchera à aucun moment, ni maintenant ni plus tard au côté “creux” de l’hélice) de l’hélice par petites passes, en douceur sur le disque, tout en effectuant un délicat mouvement de torsion du poignet pour suivre la courbe du bord d’attaque de l’hélice. Attention, il faut y aller mollo, voire très mollo sur les les petites hélices moins épaisses au départ que les grosses. Il est assez facile de “tuer” une hélice à ce stade. On peut très bien, si on n’est pas sûr de son coup, commencer directement à la lime.

Affutage_Dremel

A la fin, le bord d’attaque doit être grossièrement affiné, et ressembler à ça :

Attaque_affute

Ok, jusque là, ça ressemble à du boulot de charcutier bourré. On va maintenant y aller beaucoup plus doucement et en finesse. On attaque à la lime douce, et on affûte tout ça convenablement. Il ne faut pas avoir peur d’y aller, plus c’est fin meilleur c’est… sans tomber dans le délire de mon pote Ester, qui n’est pas content tant qu’il ne peut pas voir au travers de la pale Rire (mais moi je ne suis pas assez doué pour ça). On fait ça à l’oeil, jusqu’à ce que les pales soient bien fines, et de la même épaisseur. On ne voit pas grand chose sur la photo, je ne suis pas doué pour prendre ce genre de truc, ça bippe dans tous les sens… Mais ça donne une idée.

Affutée

Une fois que les pales sont suffisamment fines à votre goût, on peut équilibrer notre hélice. Pour ça, on a bien évidemment besoin d’un équilibreur (étonnant, non ?). Ca se trouve pour pas très cher dans toutes les bonnes boutiques. On positionne l’hélice dessus, et la pale la plus lourde va bien entendu se trouver en bas. On marque ladite pale avec un coup de crayon, et on la lime pour enlever l’excédent de matière. On procède par petites touches, toujours sur la partie bombée de la pale. A la fin, notre hélice doit tourner rond, et s’arrêter avec les deux pales à l’horizontale.

 

Equilibrage hélice from Pierre-Yves on Vimeo.

On va maintenant passer aux finitions. Le but du jeu est d’éliminer les traces de lime diverses et variées, et d’arriver à un bel état de surface. Pour ça, dans un premier temps, on va passer du temps à poncer les pales au papier de verre à l’eau, 400 d’abord, puis 600 ensuite. A la fin, ça devrait déjà commencer à être acceptable, mais il restera encore des traces de rayures.

Poncée

Pour finir, on va ressortir la Dremel, équipée d’un embout de polissage en feutre, et la pâte à polir assortie. On étale un peu de pâte sur les pales, et zou, on polit. On aura pris soin de mettre ses doigts ignifugés avant de commencer, ça chauffe dur…

Dremel_polissage

A la fin de notre première passe de polissage, notre hélice est tout caca boudin.

Helice_caca

Pas de panique, c’est normal. Direction le lavabo, et on nettoie tout ça avec une brosse à dents (pas la vôtre ni celle de votre moitié, suis pour la paix des ménages moi) et de l’eau savonneuse.

Yapluka recommencer le cycle polissage / nettoyage jusqu’à ce que l’état de surface final vous convienne.

Polie

Elle est belle non ?

Allez, on la met sur son arbre et direction le plan d’eau !

Publié le 15 juin 2013 par pyoffshore dans Trucs et astuces

Jae minisprint FE, part II   Leave a comment


 

Après le premier run, il était temps de penser à la déco, et de faire un look bien girly à l’engin. C’est maintenant chose faite, grâce à quelques pshit de peinture en bombe.

Ca en jette, non ?

Jae_de_fille

Et en avant première mondiale, la première vidéo potable, dans des conditions de navigation encore un peu rudes, mais acceptables malgré tout, ça passe partout. Comme le dit mon pote Vincent, “c’est une jeep !”

 

Jae minisprint FE from Pierre-Yves on Vimeo.

Publié le 12 juin 2013 par pyoffshore dans Bateaux

Lifting d’un mythe   Leave a comment


 

Après quatre ans de bons et loyaux services, mon fidèle Gecko commençait à accuser son âge. Avec les beaux jours qui arrivent devraient finir par arriver un jour, un peu de boulot s’imposait pour lui redonner une seconde jeunesse.

Les modifs :

  • Un changement des câbles et du coupe-circuit : exit les pks de 2 mm, au final relativement fragiles, et qui prenaient rapidement du jeu, notamment au niveau du coupe-circuit, permettant à celui-ci de se débrancher tout seul comme un grand lors d’une gamelle. Toutes les prises sont maintenant passées en pk de 3.5 mm, ce qui permet en outre de standardiser un peu tout ça (et notamment les câbles du chargeur, ça fait toujours ça de moins à emporter, et éventuellement perdre…)
  • Un changement de la trans : exit les trans exotiques en flex de récup, ou cap de 1 mm avec des manchons à braser qui finissent tôt ou tard par se barrer ou se casser. Décollage du support moteur, et ratiboisage d’icelui pour abaisser le moulin au ras du plancher. Le couple moteur avait été fait pour pouvoir positionner des moulins cage tournante d’un diamètre relativement important. L’expérience montre que ce bateau est le plus plaisant avec des inrunner de 20 mm de diamètre, donc on peut raboter le couple moteur. Ca permet de mettre une trans en cap de 2mm, sans entretien ni emmerdes, tout en conservant les réglages d’angle et de hauteur d’hélice, que j’ai eu bien du mal à trouver au départ.
  • Un changement de gouvernail : j’ai viré le gouvernail de minisprint Graupner, et l’ai remplacé par un Mini Meca à potence longue. Objectif, ramener la lame à hauteur de l’hélice, et permettre d’éviter de tirer à droite, tout en conservant une lame étroite.
  • Un régime amagrissant : ce canote n’étant plus destiné à aller en compète, j’ai viré le plomb dont je l’avais lesté pour “tenir a route” dans le sillage des copains. RTR, on est maintenant à 410g.
  • Un changement de look : reprise des différents pets et accrocs au sintofer, et mise en peinture sur le même thème de couleur que mon Small Syncron. C’est chouette, et ça change du blanc…

Yapluka tester tout ça sur l’eau. Rire

Gecko_1

Gecko_2 

Gecko_3

Publié le 9 juin 2013 par pyoffshore dans Bateaux

Priziac 2013   Leave a comment


 

Retour au bout du monde, ou presque, pour LA rencontre annuelle de p’tits bateaux kivonvite. Une ambiance toujours au top, plein de bateaux, de potes, de potionmagix et de rigolade.

Une vue des stands le samedi midi.

Stands

Ca semble désert… Bêtement parce que tout le monde est autour de la marmite de potionmagix.

Apero_1

Faut admettre quand même que ce qu’il y a sur la table est plutôt appétissant.

Apero_2

Je ne vous parle même pas des galettes-saucisse qui ont suivi, tout simplement succulentes…

Bon, c’est vrai, on était pas là uniquement pour se goberger, on a aussi pas mal navigué. Conditions un peu difficiles, avec beaucoup de vent, mais grand pied quand même.

Une première cette année, la nav’ de nuit en électrique, qui a vite tourné à la bourre d’enfer. On s’est tellement marré que l’expérience va être renouvellée l’année prochaine, c’est certain, en paufinant un peu l’éclairage des bateaux, réalisé cette fois un peu à l’arrache. Grâce à Michel, qui n’avait pas abusé des bonnes choses, a contrario des excités qui se trouvent derrière les manches, une petite vidéo de la séance :

Nav de nuit Priziac 2013 par Py-offshore

 

Ps : j’ai “piqué” la vidéo sur la page Youtube de Michel, et uploadé sur ma page Dailymotion, je n’arrivais absolument pas à lier Youtube et ce blog…

Quelques petites photos, juste pour le plaisir.

Tout d’abord, mes bateaux à moi que j’ai.

 

Et ceux des autres. Photos de Jeje, qui a toujours le chic pour attraper au vol les situations “intéressantes”, merci à lui !

 

Bon, allez, si je vous dis que la seule chose qu’on attend tous, c’est Priziac 2014, ça vous étonne ? Rire

Publié le 26 mai 2013 par pyoffshore dans Sorties

JAE Mini-Sprint FE, la construction step by step   1 comment


 

Allez, nous voilà repartis pour de nouvelles aventures et des doigts pleins de colle ! Ma fille cadette avait très envie d’avoir son bateau, après une petite recherche et la visualisation d’une vidéo nous avons craqué pour un mini hydro, le JAE Mini-Sprint FE.

Mon pote Julien a la “grosse” version, et a pété les 150 km/h en 6S, autant dire que cette performance n’est pas pour rien dans mon choix. L’équipe qui a dessiné les JAE a mené les choses sérieusement, et leurs productions sont en règle générale très abouties. Pour une fois donc, pas de dessin perso ou agrémenté des idées des copains, on prend le plan tel quel et on ne change pas une virgule.

Enfin, bon, heu, quand même, hein, faut que je mette mon grain de sel, non ? Seules modifs apportées au plan:

  • les matériaux de construction, pas de ctp (ou si peu…), mais du balsa et de la fibre, comme d’hab’;
  • la trans qui sera faite au plus simple, comme sur le plan, mais décalée un peu sur la droite;
  • le gouvernail, qui sera positionné à gauche du fuseau et non à droite. De façon, entre le décalage de la trans et ce positionnement, on est à peu près certain que ça ira bien droit, sans tirer sur la droite.

Au fait, le plan se trouve ici : http://ne-stuff.blogspot.fr/2011/04/jae-mini-sprint-fe-outrigger.html

First of all, faire imprimer le plan échelle 1/1, ça coûte une poignée de burps dans toute boutique de copie disposant de grandes imprimantes idoines.

Préparer ensuite le matos :

  • stratifier sur une vitre préalablement cirée des plaques d’epoxy. Pour ma part, du tissu de 160 g/m², et de l’excellentissime résine Axson. Le fait de stratifier sur du verre présente deux avantages énormes : d’une part la plaque se décollera rien qu’en soufflant dessus la résine une fois sèche, et une des deux faces de ladite plaque présentera un aspect lisse, “glassy” du plus bel effet. Bien entendu, c’est cette face lisse qu’on mettra à l’extérieur du canote, pour que ça fasse bien joli.
  • préparer ensuite les plaques pour les flancs du fuseau et ceux du ski. En ce qui concerne le fuseau, après avoir badigeonné une plaque de balsa de 15/10 de résine, la faire coller sous poids sur une plaque préalablement stratifiée. Pour les flancs du ski, idem, sauf qu’on prendra le balsa en sandwich entre deux plaques d’époxy.
  • préparer les sandwichs pour les patins, en collant sous poids une épaisseur de ctp 10/10 et deux épaisseurs de balsa 100/10.

Un gros plan sur une plaque ainsi obtenue :

Plaques   balsa

Pendant que la résine sèche et tout ça, on peut préparer les gabarits de découpe des flancs et des patins. Pour ça, on découpe dans le plan les vues de côté, et on les colle sur un matériau quelconque (ctp 1 mm pour ma part, mais du carton tout bête peut aussi suffire) à la colle d’écolier en bâton. On laisse bien sécher la colle, et il n’y a plus qu’à découper au cutter.

Attention, compte tenu du fait qu’on plaquera le fuseau en haut et en bas de plaques d’époxy dont l’épaisseur est négligeable par rapport au ctp de 15/10 représenté sur le plan, on fera les découpes en utilisant le tracé extérieur (i.e. prenant en compte les coffrages haut et bas) du plan.

Gabarit flanc

Après avoir terminé les découpes (faciles à faire, beaucoup de lignes droites, peu de courbes), on percera les passages des tubes sur le flanc et les patins. Pour faire au plus précis, la méthode que j’utilise est de percer très précisément exactement au centre des passages de tubes représentés sur le plan, à 2 mm seulement. De cette façon, lorsqu’on effectuera les perçages définitifs (à 5 mm, le tout à la perceuse à colonne si on ne veut pas construire un truc tout tordu) il n’y aura qu’à présenter la pointe centrale du foret (foret à bois à trois pointes) dans le petit trou de 2 mm pour que les perçages soient impeccablement centrés.

Perçage

On peut ensuite sortir le cutter et préparer le ski. Celui-ci est large (2 cms) et sa portance aura pour double effet kiss kool de diminuer la conso, mais aussi de soulever l’arrière, permettant ainsi (enfin je suppose) d’aider l’hélice à lever les fesses de l’engin, ce qui explique le calage à 0° de la trans. Je me suis pas mal remué les neurones avant de trouver une solution qui me permette de faire quelque chose de  light et costaud, puisque les collages fibre/fibre me paraissaient malaisés à faire et pas forcément fiables dans le temps sur d’aussi faibles surfaces de contact (j’ai déjà donné…). Maintenant que de la fumée m’est sortie des oreilles, zavez plus aucune excuse valable pour ne plus vous y mettre. Rire

Tout d’abord on découpe les deux flancs du ski dans la plaque sandwich fibre/balsa/fibre. A ce propos, zallez vite remarquer qu’un réglet métallique sur une belle plaque toute lisse, ça glisse comme un pet sur une toile cirée. Pour éviter la crise de nerfs, le double face à moquette est votre meilleur ami. Un petit bout collé à chaque extrémité du réglet, et il ne bougera plus une fois positionné sur le trait de découpe. Ayez la main légère, multipliez les passes plutôt que de forcer comme un bourrin et zaurez des découpes bien nettes.

Cotés ski

Préparez ensuite les découpes dans une plaque de fibre qui constituera le futur dessous du fuseau. Je suis trop gentil, je vous montre même comment tracer le truc sans vous planter.

Traçage dessous

Puis, toujours sur votre plaque de verre susmentionnée qui commence à devenir votre préférée, placez un bout de double face moquette (tiens, lui aussi va bientôt faire partie de vos amis Facebook…). Dans celui-ci, on pèlera le papier de protection sur grosso modo 5/6 mm à l’emplacement des flancs du ski. De cette façon, il permettra :

  • de maintenir les flancs bien plaqués contre les côtés du dessous (pas facile comme concept, hein ?)
  • de maintenir également les flancs bien perpendiculaires au dessous
  • de tartiner tranquillement les collages d’epoxy lente sans avoir besoin d’être doté de douze mains.

Attention, ne pas trop peler de surface du double face, mais juste ce qui est nécessaire pour maintenir le tout, sinon zallez être obligés de faire naviguer une vitre, ça ne se décollera pas….

Allez, une photo étant souvent plus efficace qu’un long discours, en voilà deux:

Préparation collage ski

Les surfaces blanches sont bien évidemment celles où le double face est pelé…

Préparation collage ski 2

On tartine ensuite le dessus des flancs de ski d’epoxy lente. Astuce, une pointe de cyano tout au bout du flanc permet de maintenir le tout strictement en place pendant le séchage, sans crainte notamment sur la perpendicularité des flancs du ski… On fait également un joli congé d’epoxy lente à la jointure entre les flancs de ski et le dessous du dessous. Clignement d'œil

Pour faire ledit congé, on dépose un ch’ti cordon d’epoxy tout au long de la jointure, puis on lisse avec des cotons-tiges trempés au préalable dans de l’alcool (alcool ménager ou à brûler tout bête). En gros, c’est la même technique que pour faire un joint sur votre baignoire, mais en plus petit (sauf que moi, le joint de la baignoire, j’y arrive définitivement pas. Y mettrais-je de la mauvaise volonté ?)

Une fois la barbouille de colle effectuée, il n’y a plus qu’à immobiliser le tout avec tout moyen à votre disposition. Pour ma part, encore une fois, j’ai mis à contribution ma petite collec’ de poids de grand-mère qui me rend des services tout à fait inestimables dans la construction de mes p’tits engins.

Collage ski

On procède ensuite à la découpe des flancs. Rien de bien compliqué, il n’y a qu’à fixer le gabarit précédemment réalisé sur la plaque balsa+fibre à l’aide, encore une fois, de deux petits bouts de double-face moquette, et à suivre le gabarit avec le cutter. Là encore, passes légères et répétées siouplait. Avant de désolidariser le gabarit du flanc découpé, ne pas oublier de passer un p’tit coup de Dremel + foret de 2 mm à travers les trous percés dans le gabarit sur un des deux flancs. Ce sont ces deux p’tits trous qui nous serviront de repères de perçage pour le passage des tubes. Attention également à bien faire un flanc gauche et un flanc droit…Ca arrive vite de se gaufrer dans le feu de l’action, et après on a l’air bien bête.

Flancs découpés

On profite ensuite d’un passage à l’atelier du club (super bien équipé et tenu par l’excellent Yves) ou chez un copain bien outillé, et on va percer les flancs. On solidarise les deux flancs côté fibre avec deux petits bouts de double face. On passe un petit coup de poncette par acquit de conscience, histoire d’être bien sûr que les flancs soient parfaitement symétriques. On perce ensuite à la perceuse à colonne au diamètre 5, en centrant les perçages avec la pointe centrale du foret à bois dans les petits trous de 2 mm percés sur un des flancs. Si on n’oublie pas de mettre un bout de bois “martyr” en dessous, on obtient de beaux perçages tout propres, tout nets.

Flancs percés

 

On va ensuite coller le TA et les deux flancs. La parfaite symétrie et l’équerrage de ce collage sont primordiaux pour la suite. Un fuseau tordu est un fuseau foutu. Pour y arriver, on a besoin d’un plan bien plan Rire, de deux petits bouts d’équerre en alu, et de pinces. Une photo est beaucoup plus parlante qu’une grand discours, here is the astuce :

Collage TA

On peut ensuite coller le dessous du fuseau, amoureusement assemblé lors des étapes précédentes. On place le fuseau ventre en l’air sur un plan de travail bien plan Rire, et après avoir tracé des repères de collage des flancs sur la plaque de fibre, on plaque le dessous du fuseau sur les flancs, après les avoir badigeonné d’araldite lente. Surtout ne pas hésiter à charger en poids, il faut que le dessous plaque parfaitement sur les flancs. Sur la photo, j’ai enlevé quelques poids pour qu’on voit un peu le fuseau, mais vous avez saisi l’idée quand même, hein ?

Collage dessous

Une  fois le collage du dessous bien sec, on passe à l’étape la plus pénible de la construction, à savoir le fibrage de l’intérieur du fuseau. Je l’ai fait, selon mes habitudes de vieux garçon avec un seul coupon de fibre, mais attention, c’est relativement touchy à faire si on veut un résultat propre. Si on n’a pas l’habitude, il vaut mieux procéder en trois fois : un coupon pour chaque flanc, qui ira grosso modo jusqu’au milieu du fuseau, et un autre pour le TA. Le but de ce renfort est double :

– on va bétonner le collage flancs/dessous;

– on va réellement renforcer le collage du ski avec le dessous. Sans cela, le ski ne tient que par les petits congés déposés à l’extérieur lors de sa construction, et je doute de sa solidité. La fibre va solidariser le dessous et le haut des flancs de ski, ça ne bougera pas.

Fibrage fuseau intérieur

Une fois la résine sèche, on va pouvoir araser le tissu, ainsi que le dessous. On fait ça à la poncette, doucement, en faisant gaffe de ne pas entamer les flancs. On peut ensuite passer au collage des couples qui serviront à positionner le dessus du fuseau, et à scotcher le capot. Celui de l’arrière comporte une partie plus large, destinée à recevoir le perçage pour le passage du tube d’antenne. Collage à l’epoxy lente une fois de plus. On tartine légèrement les extrémités des couples, on met une petite bouse d’epoxy sur le flanc, juste en dessous du couple. On retourne le fuseau et on laisse sécher comme ça. De cette façon, on aura un petit congé d’époxy sous les couples, ce qui les rendra indécollables.

Couples fuseau

On plaque ensuite le dessus à l’avant du fuseau avec une plaque de fibre. Celle-ci ne recouvrira que la moitié du petit bout de ctp placé sur le dessus. De cette façon on pourra positionner et scotcher en toute tranquillité le capot. On arase ensuite le dessus et le dessous par rapport au couple tout en avant. On colle là dessus le “nez” à qui on donne une belle forme à la poncette, et on le recouvre d’une épaisseur de fibre fine + résine.

Avant fuseau

 

 

On a profité du passage à l’atelier du club pour découper et percer les patins dans le bloc précédemment préparé (ctp 10/10 + 2 épaisseurs de balsa 100/10). On a au préalable tracé sur le ctp le profil des patins avec le gabarit, et pré-percé à 2 mm en se servant des perçages du gabarit comme repère.

Un coup de scie à ruban, quelques coups de perceuse à colonne (perçage à 5 mm) et on a deux belles ébauches de patins.

Patins découpés

 

On va couper deux bouts de tube alu de 5 mm extérieur (le même que celui qui accueillera plus tard les tubes carbone de liaison) à 3.5/4 cms de long environ, et on va solidariser provisoirement les deux patins. On va de cette façon pouvoir fignoler la symétrie desdits patins à grand coups de poncette. Attention, surtout faire très très très gaffe à la partie qui va toucher l’eau en ligne de navigation, c’est elle sur laquelle il ne faut surtout pas se louper. Symétrie et planéité parfaites requises. Sur le reste, on peut éventuellement tolérer un chouilla de dissymétrie, mais attention, un tout petit riquiqui de chouilla quand même, hein ?

Patins accolés

On passe ensuite à l’étape coffrage des patins. On utilise de la plaque de fibre et de la colle néoprène contact. Pour les sceptiques, ça fonctionne très bien, et aucun collage réalise de cette façon sur mes autres H n’a lâché. Il faut juste attendre un délai raisonnable (12 h environ) avant d’araser les plaques, de façon à être certain que le collage soit définitif. Attention à l’ordre, il faut faire en sorte que les recouvrements des plaques se fassent dans le sens de l’écoulement de la flotte. Les étapes dans l’ordre :

Placage patins 1

 

Placage patins 2

 

Placage patins 3

Placage patins 4

Placage patins 5

On arase tous les morceaux de placage à la poncette. On plaque ensuite les cotés des patins en utilisant la même technique. On les arase également à la poncette. De cette manière, les plaques se recouvrent à la manière des tuiles sur un toit, et assurent l’étanchéité du tout. On finit en fibrant le dessus des patins avec de la fibre fine (pas d’effort à cet endroit, pas la peine de bétonner).

Placage patins 6

Le support de turn fin est, comme à mon habitude, constitué d’une plaque de carbone (1.4 mm d’épaisseur). On “fraise” le patin avec la Dremel et un mini foret, en prenant appui sur la plaque de ctp. On bourre le tout d’epoxy et on enfonce le support.  De cette manière, c’est très costaud, et aucune crainte à avoir, le TF sera rigoureusement aligné dans les deux sens comme il faut. Bon, ok, là il reste un petit coup de poncette à passer pour avoir un truc vraiment super propre.

Support TF

Pour en finir avec la cellule, on va faire un zoli capot. Même technique que pour le ski, double face et epoxy lente, sauf que cette fois on n’emploiera pas de balsa, mais juste de la plaque de fibre. Attention, ajustages chiantissimes à prévoir… Une fois le tout sec et décollé de la plaque de verre, on stratifie une épaisseur de fibre par l’intérieur pour bien consolider le tout. Le résultat est costaud, mais lourd. Quand j’aurai le temps et la motivation, il est probable que je ferai un capot stratifié sur un moule (plâtre ou moule perdu), ce qui donnera un résultat tout aussi costaud (voire plus) et nettement plus light.

Capot

 

Le gros oeuvre est terminé, on peut passer à l’implantation de la tripaille. Au niveau su setup, un turnigy 2223 (80g, 4.400 de kv), un contro Jeti advance 70A (oui, surdimensionné peut-être, mais increvable et dispo dans ma boîte à rabiot) et des zippy compact 2.200 mAh. Le servo est un bête blue point de 9g, collé au double face mousse contre le flanc. Transmission par flex de 3.2 mm avec axe M4, fusée Hobbyking sur bagues (5 dollars, faudrait être fou pour dépenser plusClignement d'œil), gouvernail Mini Meca (lame à changer plus tard, trop épaisse).

Le couple moteur est constitué par un bête couple de ctp aviation de 2 mm. La trans passe dans une gaine teflon elle-même enfilée dans un tube alu, collé dans le TA et un petit support de renfort en carbone (luxe, n’est-ce pas ?). La fusée est fixée sur une potence en carbone de 1.4 mm, elle-même collée à travers le TA.

Bref, que de l’archi classique, qu’on retrouve sur tous mes H (voir éventuellement les articles sur le P’tit Pymax et le Big Pymax pour de plus amples précisions.

Quelques photos du brol :

Intérieur_1

Intérieur_2

TA équipé

Il ne reste plus qu’à coffrer l’arrière du pont, rien que de très classique, n bout de plaque de fibre collé à l’epoxy lente, et zou. On arase par ponçage, et c’est terminé.

Fini_1

Fini_2

La bête rtr pèse au final 490g. Ce n’est pas hyper léger pour un engin de cette taille. Cela étant, la cellule est relativement bétonnée, je voulais qu’elle résiste aux manipulations et au pilotage des mains non expertes de sa future propriétaire. D’autre part, le setup est relativement lours pour un engin de cette taille (80g de moulin, 50 g de contro, 130g d’accus). On va donc dire au final que ce n’est pas si mal.

On verra un peu plus tard, c’est à dire une fois les première navigations réussies pour faire une déco quelconque. En attendant, ce soir pose du coupe-circuit, départ pour Priziac samedi matin, et premiers essais dans la foulée… Affaire à suivre !

Publié le 20 avril 2013 par pyoffshore dans Bateaux

Sortie d’hiver à Plessé   2 comments


 

Une partie de la petite bande a profité du premier dimanche un peu ensoleillé depuis quelque mois pour aller se dégourdir les pouces. Hélas, pas mal de vent et un clapot casse bateau. Pas de regret, c’était quand même super sympa. A refaire vite !

 

Publié le 18 février 2013 par pyoffshore dans Sorties

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